Qui est Louise Labé ?

louise labe
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La « Belle Cordière » est née à Lyon dans un milieu de marchands cordiers aisés et a reçu une éducation très supérieure à celle que l’on concède alors aux filles. Elle épouse en 1540 Ennemond Perrin, maître cordier, fréquente les milieux humanistes lyonnais et participe active- ment à la vie culturelle de sa ville qui connaît alors son apogée. On ne sait rien de ses amours, hormis sa passion pour le poète de La Pléiade, Olivier de Magny. Son caractère indépendant et les rumeurs lui font à tort une réputation de femme légère. Elle est considérée comme une nouvelle Sappho* fort réputée, et appréciée des poètes de son temps. Poète « féministe », elle revendique l’indépendance de pensée, la liberté de parole amoureuse et le droit à l’éducation, notamment dans un essai dialogué, Le Débat de Folie et d’Amour.

Son œuvre poétique brève, vingt-quatre sonnets et trois élégies, est inspirée par l’expérience d’un amour malheureux. Loin d’imiter Pétrar- que, modèle alors à la mode, elle décrit avec sincérité cet échec. Ses poèmes, d’une grande rigueur formelle, se distinguent par leur sponta- néité, en même temps que par une philosophie.

Après une seconde édition en 1556, Louise se retire souvent à la campa- gne, et se tait. Son testament suggère la vie simple et aisée d’une bonne chrétienne.

Lubricité et ardeur de reins n’ont rien de commun, ou bien peu avec amour.